dimanche 1 novembre 2015

Rencontre entre juifs et chrétiens orthodoxes à l'occasion de Hanouka





Chrétiens orthodoxes en Dialogue avec les Juifs
Association loi 1901
codj.fr@gmail.com
http://codj-fr.blogspot.com/

Une rencontre entre juifs et chrétiens orthodoxes est proposée autour de la fête de Hanouka et l’allumage de la 7e bougie. Nous découvrirons cette fête et les rites qui lui sont associés grâce au Rabbin Yehouda Berdugo et son épouse Myriam. 
Un thème d’échanges  pour approfondir notre connaissance mutuelle nous réunira.

La Loi et les Commandements dans nos deux traditions.


Le Dimanche 13 décembre 2015
A la synagogue de l’ULIF 24 Rue Copernic, 75116 Paris (métro Victor Hugo)
de 15h à19h30


Programme

15h :     Accueil et mot d’ouverture Sandrine Caneri
15h15 : La loi et les commandements dans l’Église. Père Diacre Laurent Kloeble
15h45 : La loi et les commandements dans la tradition juive. Rabbin Yehouda Berdugo
16h15 : Échanges et discussions.
Pause

17h 15 : Introduction à Hanouka par le Rabbin Yehouda Berdugo.
Allumages des bougies. Chants et dégustation des beignets traditionnels.
Échanges autour de la fête et de sa signification spirituelle.

18h30 : Petites Vêpres orthodoxes
Conclusion




La présence d’autres personnalités juives, et la possibilité d’échanges personnels rendra la rencontre vivante et fructueuse




Inscription obligatoire auprès de Claudine Garcia : codj.fr@gmail.com
ou 06 88 43 26 64
Nous avons besoin impérativement de votre inscription pour prévoir l’agencement de la salle, les beignets et les boissons en conséquence. Places limitées. Date limite des inscriptions le 7 décembre.

Une participation sera demandée pour couvrir les frais de cet événement.

Une adhésion à l’Association CODJ serait la bienvenue : 20 € pour l’année. Tarif de soutien à partir de 30€.


























































































mardi 22 septembre 2015

Ressources sons et vidéos de la paroisse de Trappes

Le site de la paroisse, où Laurent Kloeble est Diacre, offre une page de ressources, permettant de télécharger les homélies et les cours de Bible, et de revoir les conférences filmées par le Père Jivko en partenariat avec orthodoxie.com.

Pour découvrir les ressources, cliquer ici

lundi 4 mai 2015

Découvrir la spiritualité du Shabbat



Découvrir la spiritualité du Shabbat






L’Evangile nous présente le Shabbat comme une multitude de règles à ne pas transgresser. Avons-nous bien compris sa  profondeur religieuse? Qu’en est-il réellement ? Pour le découvrir, une expérience vous est proposée. Vivre un shabbat entre juifs et chrétiens orthodoxes, découvrir le contenu et le sens des prières à la synagogue, la lecture de la Torah, la signification des nombreux rites vécus autour de la table familiale (considérée comme l’autel du temple), la joie et la ferveur de sa dimension nuptiale et mystique. Des amis juifs sont heureux de partager avec nous leur trésor, autour du rabbin Yehouda Berdugo dont la qualité pédagogique est exceptionnelle et son épouse Myriam.
Avec la bénédiction des Evêques de l’AEOF



Les vendredi et samedi 5 et 6 juin 2015
Au Centre Jérôme Cahen, 44 rue Jacques Dulud, 92 Neuilly sur Seine (Métro : Les Sablons)

Programme :
Vendredi soir : 19h-22h30
Samedi : 9h30 – 18 h
19h : Présentation de l’entrée en shabbat et de l’office qui suivra.
20h: Office de Qabbalat Shabbat
21h : Repas de fête comme dans chaque famille juive. Accompagné de chants, d’enseignement et d’échanges.

9 h 30 : Présentation de l’office de Shabbat
10 h : Office de Shabbat matin
12 h : Echange libre avec le Rabbin
12 h 30 : Repas de shabbat.
15 h : Enseignement du Rabbin
16 h : Causerie de Philippe Boukara, historien
Questions et échanges libres
Chants et danses traditionnels d’Israël  


Le shabbat ne se termine qu’avec la nuit.  Mais chacun peut librement repartir à partir de 18h.
Pour ceux qui souhaitent rester après 18h voici le programme :
18 h : Assemblée générale de l'Association CODJ
20h : A la synagogue mitoyenne de la salle que nous occuperons: cours du Rabbin Yehouda Berdugo
21h15 : Minha. (prière de la fin de la journée) suivie du repas du soir avec la communauté juive.
la soirée se conclura par la Havdala avec la communauté juive de la synagogue de Neuilly : cérémonie de la clôture du shabbat et du retour à la semaine.
 

Frais de participation

Shabbat Plein
Vendredi soir seulement 
Samedi seulement :
Personne seule 
Couple :
70 €
120 €
45 €
70 €
55 €
90 €
Enfants : 20 euros par repas. Gratuit pour les moins de 6 ans.
Les tarifs proposés sont des tarifs préférentiels pour les adhérents de l’Association. Si vous voulez soutenir l’association Chrétiens Orthodoxes en Dialogue avec des Juifs (CODJ).
Adhésion : 20 euros.  Adhésion de soutien 30 euros et plus.
Pour les non adhérents, tous les tarifs sont majorés de 10 € par personne.
Que personne ne soit gêné par des questions financières. N’hésitez pas à nous contacter.

Bulletin d’inscription à renvoyer à Claudine Garcia, 56 rue de la Villette -75019 PARIS 06 88 43 26 64 avec un chèque de règlement à l’ordre de CODJ. Ou pour faire un virement sur le compte, veuillez envoyer un courriel à : claudinegarcia3@gmail.com. Notre site : http://codj-fr.blogspot.fr/

Nom et Prénom
Adresse

Téléphone


Email





Nombre de
Personnes seules              Couples                  Enfants
Shabbat Plein
      x              =                  x              =                  x              =          
Vendredi soir seul
      x              =                  x              =                  x              =          
Samedi seulement
      x              =                  x              =                  x              =          
Total


Les places sont limitées et les inscriptions ne seront prises en compte qu'avec le règlement

lundi 16 mars 2015

Remarques sur l'hymnographie de la Semaine Sainte - Olga Laham



QUELQUES REMARQUES SUR L’HYMNOGRAPHIE
DE LA SEMAINE SAINTE
POINT DE VUE
Olga Laham
Bulletin de la Crypte, Avril 2012
p.12-13

Les événements de la Passion du Christ, que l’on commémore du Jeudi au Samedi saint, sont évoqués et commentés à travers une hymnographie riche et poétique contenue dans le Triode. Si cette hymnographie nous porte à participer spirituellement au moment essentiel, dans l’œuvre de salut de Dieu pour l’homme, qu’est la mort librement consentie du Christ, certains textes entendus à l’église durant les nombreuses célébrations qui ponctuent les jours saints peuvent susciter notre étonnement, voire choquer.
Prenons l’une des hymnes du lucernaire des vêpres du Jeudi saint :
« Judas est vraiment de cette engeance de vipères, de ceux qui mangèrent la manne dans le désert et murmurèrent contre Celui qui les nourrissait. La nourriture était encore dans leur bouche, et les ingrats parlaient contre Dieu. Et lui l'impie portait à sa bouche le pain céleste et se préparait à trahir le Sauveur. Ô la pensée insatiable et l'audace inhumaine ! Il vendait Celui qui le nourrissait. Il livrait à la mort le Maître qu'il embrassait. L'inique était bien leur fils. Il hérita avec eux de la perdition. Délivre nos âmes d'une telle inhumanité, Seigneur incomparable en ta patience. »

Deux thèmes, particulièrement récurrents dans l’hymnographie du Jeudi au Samedi saint, sont ici entremêlés : celui de la trahison de Judas, celui de l’ingratitude des Juifs envers le Christ. Si ces deux aspects comportent une origine évangélique incontestable, la manière dont ils sont déclinés dans nos chants n’est pas sans être problématique pour un auditeur d’aujourd’hui.
Tout d’abord Judas est constamment désigné comme « l’inique », « le félon », « l’impie », « l’homme avide »…, la charge à son encontre culminant dans cette hymne citée où il est clairement décidé qu’il « hérita de la perdition ». À l’heure où le Christ montre le chemin de l’amour véritable en se faisant Serviteur de tous, lavant les pieds de ses disciples, et en pardonnant au moment de mourir à ceux qui L’ont mis en croix, les chants entendus à l’église nous portent davantage vers un esprit de jugement, de condamnation, de haine envers les responsables historiques de sa mort. Le trait a certes une dimension pédagogique, que l’on peut également observer dans l’hymne ci-dessus : « Délivre nos âmes d’une telle inhumanité, Seigneur ». La plupart des allusions à l’avarice de Judas comportent une mise en garde qui concerne chacun :
« Détourne toi, ô mon âme, de l’avarice »… Cependant, cette visée pédagogique peut-elle justifier la violence de la charge, qui va jusqu’à promettre l’enfer au traître là où le Christ propose le salut à tous et où l’Église affirme que le Jugement final ne peut être ni anticipé ni commenté pour personne car il relève de la décision de Dieu seul ? N’est-ce pas là un contresens pur et simple du message évangélique ?
La question est plus brûlante encore concernant le traitement réservé aux Juifs. L’hymnographie dans son ensemble a tendance à assimiler les personnes responsables de la crucifixion historique de Jésus avec le peuple hébreu tout entier. (« Ceux qu’Il a nourris dans le désert en leur donnant la manne à satiété Lui ont offert le vinaigre et le fiel » entend-t-on par exemple dans l’une des stances des matines du samedi saint.) Ceci rejoint un problème plus vaste, celui de l’antijudaïsme de certains textes théologiques et liturgiques qui peut s’expliquer par leur
contexte de rédaction, à une époque où l’Église avait besoin de s’affirmer de façon claire face à la synagogue. À notre époque, cet antijudaïsme résonnant sous les voûtes de nos églises est difficilement recevable et ne peut laisser indifférent.
Toute l’interprétation hymnographique des événements de la Passion du Christ est pourtant fondée sur cette condamnation du peuple juif dans son ensemble, tandis que Jésus face à ses bourreaux – prêtres juifs comme soldats romains – ne profère pas une parole – sinon celles de pardon – et se laisse bafouer, insulter, torturer, par amour pour tous les hommes.
C’est là une question plus large que celle de la traduction, qui est l’affaire de spécialistes compétents, mais qui ne peuvent prendre seuls la décision de refondre en profondeur une tradition hymnographique si établie. En Église, par le dialogue entre les fidèles, il s’agit de trouver une manière de faire évoluer ces textes qui portent la prière de tous pour les rendre plus conformes à l’essence même du message évangélique1. Tâche laborieuse, cependant portée par l’inspiration de l’Esprit Saint si elle est menée de façon authentique et conciliaire, en vue de rendre le trésor liturgique dont nous avons hérité parlant pour notre temps, sans l’appauvrir, mais au contraire en y apportant la richesse d’un dialogue ecclésial sur la question.
Olga Laham

NOTE
1. Certains conciles ont bien interdit des représentations iconographiques - telle celle de Dieu le Père - contraires à la Tradition, mais que l’usage avait cependant répandu. Il pourrait en être de même concernant l’hymnographie.